dimanche 29 novembre 2009

Courrier de l'APPEP au Ministre de l’Education nationale

Association des Professeurs de Philosophie de l’Enseignement Public

“Monsieur le Ministre,

L’APPEP apprécie de voir maintenu, dans le projet de réforme publié le 19 novembre
2009, le rôle de l’enseignement de la philosophie dans la formation du jugement et la
maîtrise de la réflexion et, particulièrement, dans la classe terminale d’une filière littéraire
dont notre société a besoin.
… “

> lire la suite

vendredi 20 novembre 2009

Réforme du Lycée, projet Chatel. Ce qui change pour la philosophie : rien !

Future et probable grille horaire des terminales séries générales (tronc commun)

2009-11-20_200025

Source : le SNES

dimanche 15 novembre 2009

Colloque sur l'éducation à la diversité culturelle à REIMS le 25 novembre 2009

Journée animée par Philippe COMBY
Professeur Agrégé de Philosophie

Le CIAM vous propose ce colloque qui tend à
mettre l’accent sur le rôle de l’éducation dans la
promotion de la diversité.
Il souhaite réunir autour d’une table, en plus des
intervenants extérieurs, des acteurs de la communautééducative (enseignants, autorités académiques,parents…), des acteurs sociaux (travailleurs sociaux, représentants associatifs, bénévoles…) élus et représentants des administrations dans une démarche transversale afin pouvoir dégager des pistes et de proposer des solutions.
Une telle rencontre sur cette thématique reposera
sur trois axes majeurs :
1. L’approche conceptuelle de la notion de diversité culturelle en France et dans les pays européens,
2. La gouvernance des aspects éducatifs
de la diversité culturelle,Le CIAM vous propose ce colloque qui tend à mettre l’accent sur le rôle de l’éducation dans la promotion de la diversité. Il souhaite réunir autour d’une table, en plus des intervenants extérieurs, des acteurs de la communauté éducative (enseignants, autorités académiques, parents…), des acteurs sociaux (travailleurs sociaux, représentants associatifs, bénévoles…) élus et représentants des administrations dans une démarche transversale afin pouvoir dégager des pistes et de proposer des solutions. Une telle rencontre sur cette thématique reposera sur trois axes majeurs : 1. L’approche conceptuelle de la notion de diversité culturelle en France et dans les pays européens, 2. La gouvernance des aspects éducatifs de la diversité culturelle, 3. Exposés de pratiques et témoignages
3. Exposés de pratiques et témoignages

> programme de la journée

dimanche 18 octobre 2009

Pratiques : Faire de la philo en classe d'accueil ?

Par Jeanne-Claire Fumet et François Jarraud

Marine Lostia, professeur de philosophie remplaçante dans le 94, vient d'enseigner le français pendant quelques mois dans une classe d'accueil pour élèves étrangers, au Collège Jean Macé de Fontenay-sous-Bois. Une expérience singulière, riche de sens, mais qui ne laisse pas indemne.

> lire l’entretien sur Le Café pédagogique

mardi 13 octobre 2009

Action des professeurs de philosophie dans l’académie de Lille

Bac 2009 : le rectorat engage le bras de fer -retrait sur salaire pour la journée du 3 juillet

Le SNES vient d’envoyer le courrier suivant au rectorat :

“Depuis le mois de janvier 2009, nous avons multiplié nos interventions au sujet de l’organisation du baccalauréat dans l’académie de Lille, souhaitant provoquer avec vos services et vous-même le dialogue nécessaire pour garantir la qualité de cet examen, premier grade universitaire. Les modifications que vous avez mises en place en juin (nombre de copies, réunions d’harmonisation, cours suspendus pendant les surveillances et les épreuves, etc.) répondaient pour une bonne part à nos remarques et sont la preuve de leur bien-fondé. Néanmoins les conditions qui ont été celles du bac 2009 sont restées difficiles et expliquent les raisons pour lesquelles nos collègues ont continué à maintenir leurs revendications. Il reste donc beaucoup à faire pour la session 2010 ; c’est le sens de notre proposition, lors de l’audience que vous avez bien voulu nous accorder le 22 septembre, de la mise en place d’un groupe de travail sur la question, assorti de l’envoi d’un courrier recensant le constat des dysfonctionnements que nous avons constatés et nos demandes d’améliorations. Nous sommes donc désagréablement surpris d’apprendre que, quelques jours seulement après cette audience, vous avez fait le choix de la sanction en envoyant un courrier aux professeurs de philosophie leur annonçant un retrait sur salaire pour service non fait le 3 juillet, alors que ce service a été fait le jour même et que nos collègues sont toujours dans l’attente du paiement de leurs indemnités de bac. En maintenant cette décision, nous estimons que le risque est réel de compromettre le dialogue auquel nous aspirons, et cela d’autant plus qu’une telle décision, après l’ensemble des rencontres tant avec les collègues de philosophie qu’avec le SNES, ne peut être perçu que comme une mesure de rétorsion injuste. Nous vous demandons de la rapporter. Par ailleurs, nous pensons que si les personnels administratifs ont eu à faire face à une situation difficile, la responsabilité en incombe en priorité à l’administration qui a choisi d’imposer la reconquête du mois de juin pour des motifs qui n’étaient pas pédagogiques et a refusé de mettre en œuvre plus rapidement des mesures de bon sens, alors que des postes étaient massivement supprimés dans le même temps dans les services.”

> SNES

mardi 6 octobre 2009

Modèles d'humanité et modes de formation intellectuelle

Par Nathalie Bulle

2009-10-07_080409

“L’analyse comparée des grands modes de formation intellectuelle qui ont dominé la civilisation Occidentale au cours des âges, telle que proposée par Emile Durkheim dans L’évolution pédagogique en France[2], fait apparaître ces modèles pédagogiques comme étroitement liés aux idées sur l’accomplissement humain, les lieux du sacré et du profane, la place de l’homme dans le monde, ses possibilités d’accéder à des idées justes et à des idées vraies. Mais ces représentations sont rarement unitaires dans une société donnée. Si chaque époque tend à cristalliser un mode de formation intellectuel particulier, c’est aussi parce que, parmi les solutions alternatives qui auraient pu émerger, l’une s’est trouvée en position dominante en raison de circonstances qui n’ont pas favorisé nécessairement les meilleures solutions, les plus complètes, les mieux à même de répondre aux besoins éducatifs du temps et d’assurer le plus grand développement possible à l’humain. Notre époque voit s’affronter de grandes alternatives pédagogiques dont l’enjeu ne saurait être minimisé. Il est d’autant plus important que les évolutions des systèmes éducatifs sont aujourd’hui pratiquement mondialisées. Ce qui caractérise le plus cet enjeu, et qui dépasse la division entre les lettres et les sciences, est relatif au rôle prêté aux enseignements disciplinaires dans la formation intellectuelle et humaine des élèves. On observe en effet, dans les débats actuels comme dans la littérature, une disjonction entre formation de l’esprit et transmission des savoirs. Le rôle de cette transmission tend à être de plus en plus réduit à des questions informationnelles ou techniques tandis que la notion de compétences désigne désormais le type de dispositions que l’école se donne pour but de développer. Elle leur confère une finalité instrumentale et tend à les dissocier des enseignements développés dans des cadres disciplinaires.” (…)

> lire la suite sur skhole.fr

vendredi 11 septembre 2009

Les prochaines journées d'étude de l'ACIREPh porteront sur l'évaluation

Les 24 et 25 octobre 2009 au Lycée Maurice Ravel, Paris

Début du texte de présentation :

“C’est par le biais de l’évaluation que l’enseignement de la philosophie est le plus souvent mis en cause. C’est une évidence pour beaucoup : « l’évaluation en philosophie est « aléatoire » » (cf. le célèbre article « la loterie philosophique » paru dans le Monde de l’éducation d’avril 1989)… On peut avec raison peut-être refuser ce constat. Cette attitude cependant ne permet pas de répondre aux questions qu’on ne manque pas de se poser quand il s’agit de corriger le baccalauréat. C’est le moment de vérité : celui où ce qu’on évalue c’est surtout l’abyme qui sépare les productions des élèves de nos attentes,
et des objectifs donnés à notre enseignement pas les instructions officielles. L’évaluation devrait
être le moment où l’on vérifie que les élèves ont acquis ce que nous leur avons enseigné. Elle est
souvent pour nous le moment où l’on découvre que les élèves sont en majorité incapables de faire ce que nous attendons d’eux. Il faut bien que nous nous interrogions sur les causes d’un tel phénomène, et les moyens d’en réduire les effets !” (…)

> lire la suite

Par ailleurs le site de l’ACIREPH publie le Rapport de l’Inspection Générale de Philosophie sur l’État de l’Enseignement de la Philosophie en France en 2007-2008. Avec cet extrait significatif :

« L’enseignement philosophique se trouve ainsi à la croisée des chemins. Vraisemblablement il se perdra si, en son attachement à une imago de lui-même, il refuse de changer sa manière d'être, c'est-à-dire sa manière d'enseigner.

On ne doit pas se cacher que l’enseignement de la philosophie a fleuri dans le contexte particulièrement élitiste du lycée général du milieu du XXème siècle, tout en se proclamant universel.

Il a aujourd’hui, maintenant que la plus grande partie des jeunes doit accéder au lycée, à relever le défi d'un tel élargissement, et il en est tout-à-fait capable. Quelles que soient les difficultés qui en ont résulté, l’extension aux séries technologiques, dans les années 80, allait dans ce sens, et c'est pourquoi il faut s'attacher plus que jamais à venir à bout des difficultés qui affectent l’enseignement de la philosophie dans cette voie.

C'est pour les mêmes raisons, également, qu'il faut sans doute réussir aujourd'hui l’entrée en 1ère. En finir ainsi avec l’enfermement non seulement dans les séries générales, mais aussi dans la classe terminale. Les plus belles années de l’enseignement de la philosophie sont devant lui, les plus belles pages restent à écrire. »

> accéder au rapport