Les 24 et 25 octobre 2009 au Lycée Maurice Ravel, Paris
Début du texte de présentation :
“C’est par le biais de l’évaluation que l’enseignement de la philosophie est le plus souvent mis en cause. C’est une évidence pour beaucoup : « l’évaluation en philosophie est « aléatoire » » (cf. le célèbre article « la loterie philosophique » paru dans le Monde de l’éducation d’avril 1989)… On peut avec raison peut-être refuser ce constat. Cette attitude cependant ne permet pas de répondre aux questions qu’on ne manque pas de se poser quand il s’agit de corriger le baccalauréat. C’est le moment de vérité : celui où ce qu’on évalue c’est surtout l’abyme qui sépare les productions des élèves de nos attentes,
et des objectifs donnés à notre enseignement pas les instructions officielles. L’évaluation devrait
être le moment où l’on vérifie que les élèves ont acquis ce que nous leur avons enseigné. Elle est
souvent pour nous le moment où l’on découvre que les élèves sont en majorité incapables de faire ce que nous attendons d’eux. Il faut bien que nous nous interrogions sur les causes d’un tel phénomène, et les moyens d’en réduire les effets !” (…)
> lire la suite
Par ailleurs le site de l’ACIREPH publie le Rapport de l’Inspection Générale de Philosophie sur l’État de l’Enseignement de la Philosophie en France en 2007-2008. Avec cet extrait significatif :
« L’enseignement philosophique se trouve ainsi à la croisée des chemins. Vraisemblablement il se perdra si, en son attachement à une imago de lui-même, il refuse de changer sa manière d'être, c'est-à-dire sa manière d'enseigner.
On ne doit pas se cacher que l’enseignement de la philosophie a fleuri dans le contexte particulièrement élitiste du lycée général du milieu du XXème siècle, tout en se proclamant universel.
Il a aujourd’hui, maintenant que la plus grande partie des jeunes doit accéder au lycée, à relever le défi d'un tel élargissement, et il en est tout-à-fait capable. Quelles que soient les difficultés qui en ont résulté, l’extension aux séries technologiques, dans les années 80, allait dans ce sens, et c'est pourquoi il faut s'attacher plus que jamais à venir à bout des difficultés qui affectent l’enseignement de la philosophie dans cette voie.
C'est pour les mêmes raisons, également, qu'il faut sans doute réussir aujourd'hui l’entrée en 1ère. En finir ainsi avec l’enfermement non seulement dans les séries générales, mais aussi dans la classe terminale. Les plus belles années de l’enseignement de la philosophie sont devant lui, les plus belles pages restent à écrire. »
> accéder au rapport