mercredi 29 avril 2009

Le sens et la signification : qui a peur de la philosophie ?

par Claude Lupu, orthophoniste, professeur de philosophie auprès d'élèves sourds (Lycée Morvan, Paris IXe), doctorant en philosophie, et animateur d'ateliers pour enfants.



""Qui a peur de la philosophie ?", la question posée par le GREPH en 1977 fut le point de départ du renouveau des pratiques philosophiques. Cette question s'adressait à ceux qui refusait tout élargissement de l'enseignement philosophique au-delà du pré carré de la classe terminale et de l'université. Trente ans après, deux constats s'imposent :
- les résistances institutionnelles sont toujours actives, ainsi la "peur de la philosophie" est toujours présente ;
- cette "peur" a diffusé du côté des praticiens, ceux du moins qui rechignent à mettre leur pensée à l'épreuve de la philosophie, ceux qui prétendent amener les autres à la philosophie sans la pratiquer pour eux-mêmes, sans oser confronter leur pensée à l'austérité du travail théorique. C'est surtout à eux que je m'adresse ici pour les encourager à oser "entrer en philosophie".

Mon propos tourne autour de trois thèses :
• La philosophie - qu'elle soit théorique ou pratique - est un rapport au sens.
• Du point de vue du rapport au sens, les pratiques philosophiques sont des philosophies mises en pratique.
• Il y a une tension entre le rapport au sens qui caractérise l'attitude philosophique, et le rapport au savoir qui caractérise l'école.

La première thèse est triviale car on définit couramment la philosophie par une attitude intellectuelle d'ouverture et d'interrogation sur le sens des choses ; reste à savoir ce qu'on entend par le mot "sens".
La deuxième thèse n'est pas triviale, elle peut même sembler audacieuse dans la mesure où beaucoup de "praticiens philosophes" se revendiquent d'une rupture avec la philosophie "savante" - "cette "matière" austère et hyper intellectuelle, déformée par des siècles de scolastique" (Bruno Magret, colloque de l'UNESCO).
La troisième thèse est polémique, car elle s'oppose à une attitude optimiste et volontariste qui considère a priori l'articulation entre rapport au sens et rapport au savoir comme non problématique.
Je ne ferai ici qu'effleurer la thèse polémique pour me concentrer sur la thèse audacieuse, quant à la thèse triviale, je la pose comme un principe premier : la vocation des "philosophes praticiens" est de promouvoir un rapport au sens. Ainsi ils ne doivent pas craindre de confronter leur pratique à la réflexion intense sur le concept de sens qui a été menée tout au long du siècle précédent. Mon objectif consiste à présenter brièvement quelques éléments de ces réflexions théoriques, ainsi que certaines de leurs applications hors du champ philosophique, afin d'en tirer des outils méthodologiques opératoires dans nos pratiques, car - je reformule ma thèse - les pratiques philosophiques sont des philosophies du sens et de la signification mises en pratique."

> lire la suite :
Diotime Revue de didactique de la philosophie n°40. Avril 2009

De la philo en cours de maths, pourquoi pas ?

Rencontrée au Forum des enseignants innovants et de l'innovation éducative, Michelle Sillam présente une démarche originale : associer maths et philosophie. Et cela au collège. Trop dur pour les élèves ?



"Le projet « De la philo en cours de maths, pourquoi pas ? » que j’ai présenté cette année, au Forum des Enseignants Innovants, n’est pour moi, pas nouveau. Il s’intitulait, l’an dernier, « De la classe bataille à la classe du 2ème type, de la désappartenance à la réappartenance ». Et si un forum des enseignants innovants avait existé auparavant, j’aurais pu y présenter successivement les projets suivants : « De la philo en classe relais, construction d’une autre image de soi », « Les ateliers de philo du jeudi midi au CDI », « L’atelier de philo au collège et ses conséquences en terminale », « L’atelier de philo au service d’un autre Moi groupal »." (...)

> à lire sur Le Café pédagogique

mardi 21 avril 2009

Réforme « bolognaise » au Mexique : « Non à la disparition de la philosophie ! »

Un texte de l’Observatoire Philosophique et du Front Commun pour la Philosophie avant la « RIEMS », deux groupes d’enseignants mexicains qui luttent contre la disparition de la philosophie aux programmes du secondaire et du supérieur suite à une réforme du système éducatif inspirée de Bologne et des directives de l’OCDE.



AUX TÊTES PENSANTES DU MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION PUBLIQUE, À L’ENSEMBLE DE LA COMMUNAUTÉ UNIVERSITAIRE, À TOUS LES PROFESSEURS DU SUPÉRIEUR, À L’OPINION PUBLIQUE

DÉCLARATION CONTRE LA DISPARITION DE LA PHILOSOPHIE À TRAVERS LA RÉFORME DE L’ÉDUCATION PUBLIQUE

L’ensemble de la communauté universitaire est très préoccupée par la disparition de la philosophie dans les parcours et les programmes d’études des institutions d’enseignement supérieur de tout le pays, comme établie dans la « Réforme Intégrale de l’Enseignement Secondaire et Supérieur » [« Reforma Integral de Educación Media Superior »] (RIEMS), publiée le 26 septembre 2008 au Journal Officiel de la Féderation, via le décret 442.

Cette réforme cherche à unifier et rationaliser l’ensemble des systèmes en vigueur, à partir de ce qu’ils appellent des « compétences et qualifications », dans le but de former des individus qui s’intègreront sur le marché du travail national, dans le cadre de la « mondialisation ». Dans la RIEMS, la philosophie se retrouve éliminée des disciplines de base, et le seul rôle qui lui est assignée est exprimée dans une note de bas de page du décret déjà mentionné, où il est déclaré qu’elle aura un « caractère transversal » et « pourra être incluse si cela est considéré pertinent », c’est à dire d’une manière évidement aléatoire et discrétionnaire. Ainsi, les humanités ne sont plus considérées comme éléments de base dans la formation des étudiants, en ne considérant comme indispensable et suffisantes, que les mathématiques, quelques sciences naturelles, et d’autres pratiques du domaine de la communication.

Il est évident que les orientations générales de cette réforme proviennent des indications de l’OCDE et des accords de Bologne dans l’Union Européenne, et ne sont pertinents pour notre pays, qui devrait réaliser une réforme éducative prenant en compte sa propre histoire et ses caractéristiques en tant que nation. De même, les critiques qui ont surgies en Europe contre le Plan Bologne devraient être interprétées comme un avertissement par les auteurs de cette réforme. Aussi, le gouvernement mexicain ne devrait pas aller à l’encontre des principales orientations de l’UNESCO, organisme qui a justement réalisé des efforts universels dans un sens opposé, c’est à dire pour que la philosophie, de part son caractère humaniste, ne soit pas seulement enseignée pour le baccalauréat, mais à tout les niveaux de la société. L’UNESCO, dont fait partie notre pays, et qui approuve ses résolutions, a exposé de manière claire à travers ses documents, que la philosophie contribue à la formation citoyenne, au respect multi-culturel, aux droits de l’Homme, à la réflexion critique et à la démocratie, objectifs que fait valoir, tout du moins en apparence, la REIMS.

Depuis la « República Restaurada » et jusqu’à aujourd’hui, la philosophie a été un des principes directeurs qui guidait les parcours et les programmes d’études du baccalauréat. Cependant, aujourd’hui et pour la première fois, il a été décidé, sans consultation, d’éliminer les matières philosophiques en commençant par la logique, qui depuis Gabino Barreda, permettait de fournir aux étudiants les éléments nécessaires pour la production d’un raisonnement correct. De la même manière, on peut largement démontrer l’importance et la nécessité des autres disciplines comme l’éthique, l’esthétique, la théorie de la connaissance ou l’histoire de la philosophie comme étant essentielles pour la formation des étudiants. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ces disciplines contribuent à ce que toute personne joue un rôle meilleur et ce dans n’importe quelle activité.

L’enseignement de la philosophie implique le développement d’une formation qui a pour résultat la formation de citoyens au raisonnement critique, autonome et réfléchit. Ce premier contact, malheureusement quasi-unique, des jeunes avec la réflexion philosophique, les rend plus conscients d’eux mêmes et du monde dans lequel ils vivent, et leur permet une vraie éducation des valeurs face à la corruption, les inégalités extrêmes, la discrimination et l’ignorance.

La nouvelle réforme de l’éducation publique, concentrée vers une administration techno-utilitariste, porte atteinte à ce type de formation, dans un monde où les tendances principales sont le productivisme qui a mené à la destruction des systèmes écologiques, à l’automatisation et ses effets, aux inégalités, à la crise des valeurs, et à la transition vers une nouvelle forme de monde.

Pour toutes ces raisons, les signataires ci-dessous, Professeurs et chercheurs émérites, Présidents d’associations philosophiques nationales, directeurs d’universités, de départements, et d’instituts de philosophie, et membres de la communauté nationale de philosophie, nous nous prononçons, de manière énergique, contre la marginalisation et la disparition de la philosophie en tant qu’élément de base du baccalauréat, et nous sollicitons du Ministère de l’éducation son intégration comme discipline de base. Ne pas adopter cette mesure, en plus de la grave absence de formation humaniste des étudiants, mènera inévitablement à la disparition des études de philosophie dans tout le pays, causant un tort profond à la culture et à la vie nationale.

La communauté nationale de philosophie n’est pas contre le fait de former toute personne au niveau le plus élevé de ses compétences et qualifications, mais considère en même temps comme absolument nécessaire une formation philosophique pour arriver à ce but.

Nous faisons demandons aux institutions de l’éducation supérieur du Mexique, aux associations professionnelles, aux écrivains, scientifiques, artistes et à toute les personnes intéressées, de signer cette déclaration en utilisant la page web de « l’Observatorio filosófico ».

Mexico, le 30 mars 2009

> Site de référence

mercredi 15 avril 2009

La philosophie enseignée aux tout-petits

Royaume-Uni – Une vingtaine d’écoles vont enseigner la philosophie aux enfants dès l’âge de 5 ans.



Désormais les jeunes écoliers pourront débattre des idées de Socrate, Kant ou encore Freud dès l’école primaire. L’idée est d’introduire les leçons de philosophie pour permettre aux enfants d’ouvrir leurs esprits, de mieux s’exprimer, d’être plus inventifs. Ils seront ainsi chargés de méditer sur les idées de bonheur et de mensonge. Une douzaine d’écoles à Londres, ainsi qu’une douzaine d’autres au Royaume-Uni, s’apprêtent à initier leurs élèves à la philosophie. L’Écosse a déjà mis en place ce programme dans certaines de ses écoles et les résultats seraient plutôt satisfaisants. Il semble, en effet, que les enfants suivant des cours de philosophie aient fait des progrès significatifs par rapport aux autres enfants. Pour Nick Seaton, un adepte de l’apprentissage des fondamentaux, l’école a assez à faire avec l’apprentissage des connaissances de base sans avoir à s’inquiéter des questions de philosophie : « Considérant que beaucoup d’enfants sortent du système avec des lacunes sur la connaissance des bases, les écoles devraient se préoccuper de renforcer l’étude des fondamentaux pendant le peu de temps dont elles disposent. »

Source : http://www.zigonet.com/enfant/la-philosophie-enseignee-aux-tout-petits_art4955.html

Deux postes de professeurs de philo à pourvoir dans une école européenne

Dépôt et instruction des candidatures à un poste dans les écoles européennes - rentrée scolaire 2009-2010
NOR : MENH0900205N
RLR : 720-4 ; 804-0
note de service n° 2009-041 du 19-3-2009
MEN - DGRH B2-4



" (...) Des compétences larges en TICE peuvent être exigées.
- Six professeurs agrégés ou certifiés de lettres.
Les professeurs de lettres sont amenés à enseigner à des élèves en français langue maternelle, langue II, III ou IV. Cette importance de l'enseignement en langue II, III ou IV suppose une solide formation en français langue étrangère (F.L.E.) et une réelle expérience.
- Deux professeurs agrégés ou certifiés de philosophie.
- Deux professeurs agrégés ou certifiés d'histoire-géographie.
- Un professeur agrégé ou certifié d'économie et gestion.
- Un professeur agrégé ou certifié d'allemand.
- Cinq professeurs agrégés ou certifiés de mathématiques.
- Un professeur agrégé ou certifié de S.V.T.
Le respect de ces instructions conditionne le bon déroulement de la prochaine campagne de recrutement des personnels candidats à un poste dans les écoles européennes."

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mercredi 8 avril 2009

Arrêter de corriger ?

par Emmanuel Mousset



"J'ai commencé ce week-end la correction de copies rendues par les élèves il y a déjà quinze jours. Et ils doivent me rendre un prochain travail dans dix jours. C'est vous dire s'il était temps que je m'y mette! Ma grippe est à peine une excuse... Mais quand c'est parti, c'est parti: j'en ai fini avec les S, distribuées ce matin, et les ES ont été largement entamées. Bref, je tiens le bon bout. Sauf que je me pose une question: pourquoi corriger? Et si j'arrêtais?" (...)

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Congrès International de l’AIPPh 2009 - Identité: Nationale, européenne ou mondiale….?

Comment la philosophie et l’enseignement de la philosophie peuvent contribuer à gagner nos identités

Congrès international sur l’enseignement de la philosophie, organisé par l’Association Internationale des Professeurs de Philosophie (AIPPh) et la Vereniging voor Filosofie Onderwijs (VFO) avec cooperation du ISVW.



Le sujet de la réflexion philosophique de notre congrès est la tradition européenne et l’avenir de notre société mondiale. La question est, si, selon le leitmotiv de la UE, il suffit de créer des valeurs politiques et sociales ou si nous avons besoin aussi des valeurs culturelles pour obtenir une identité européenne. Des valeurs religieuses, ont-elles encore d’importance dans une société civile européenne? Comment pouvons-nous comprendre une société, qui contient des cultures différentes ? Dans le cadre dans notre liberté, nous faut-il défendre nos propres traditions à cause de notre responsabilité? Comment l’identité cosmopolite et l’idéal classique d’une formation humaniste sont-elles compatibles? Est-ce qu’une identité multiforme ou multiple est possible?
L’identité est devenue un sujet actuel et controverse. Est-ce qu’il y a une crise sociale de l’identité? S’il y a une telle crise, est-elle seulement une catégorie de penser ou une réalité dure? L’identité est-elle produite par les sociétés ou est-elle quelque chose d’authentique?
Programme

Vendredi 30 octobre 2009
12.00 uur Arrivée, déjeuner simple
14.00 uur Paroles de bienvenue
14.20 uur Conférence (1):
Identité, philosophie et la tradition néerlandaise
15.20 uur Présentation des 10 groups de travail 15.30 uur Café
16.00 uur Groupes de travail (1) (thématique et selon les
méthodes d’enseigner la philosophie): Introduction,
réflexion méthodique, commencement du travail
18.00 uur Dîner
19.30 uur Groupes de travail (2)
21.30 uur Présentation vidéo de l’enseignement de philosophie dans
les Pays Bas, par exemple philosopher avec des enfants
Réunion
Samedi 31 octobre 2009
07.30 uur Petit déjeuner
09.00 uur Conférence (2): Dr. Vera Anatol’evna Gnevasheva (Moskou):
Les valeurs de la jeunesse russe
10.00 uur Café
10.30 uur Groupes de travail (3)
12.30 uur Déjeuner
L’après-midi: libre
18.00 uur Dîner
19.00 uur Assemblée Générale de l’AIPPh
20.00 uur Musique Intermezzo
20.30 uur Groupes de travail (4)
Réunion
Dimanche 1 novembre 2009
07.30 uur Petit déjeuner
09.00 uur Conférence (3): Dr. Maija Kule (FISP)
10.00 uur Café
10.30 uur Rapport des groups de travail
12.30 uur Déjeuner
13.30 uur Départ (optionnel: visite du muséé Kröller Muller)
Langues: Deutsch, English et Français (Powerpoint traduction)
Abstracts et thèses pour la discussion après chaque conférences en trois langues
Organisation: Miriam van Reijen (Breda)
Association Internationale des Professeurs de Philosophie
(enregistrée à Bruxelles, AISBL 0414559489)
Homepage: www.aipph.eu
Les frais de la conférence: € 280,00 pour hôtel et repas

http://www.aipph.eu/

vendredi 3 avril 2009

L’atelier de lecture philosophique : un exemple, des questions

Par Michel Tozzi, professeur émérite des Universités, Montpellier 3

"Au café philo, à part celui qui prend des notes pour une éventuelle synthèse pour le groupe, l’activité est essentiellement orale. Idem dans une conférence philo suivie d’un échange dans une Université Populaire du type de Caen (Michel Onfray). Dans l’atelier philo de l’UP de Narbonne, a été introduite en sus de débats une écriture individuelle, partagée ensuite par la lecture de volontaires, et quelquefois est amené un texte. Dans l’atelier de lecture philosophique, c’est un texte ou un ouvrage de philosophe qui est au centre. Ce type d’activité, que l’on trouve en classe de terminale de lycée ou à l’université classique, avec un enseignant qui la plupart du temps commente un texte devant des élèves ou des étudiants, est peu répandu dans la cité, surtout sous forme d’atelier d’échange.
D’où notre intérêt d’expérimenter cette formule d’atelier, pour en tirer quelques conclusions.
Plusieurs questions se sont posées, que nous avons résolues pour l’instant de la façon suivante, peu satisfaisante du point de vue d’une perspective de « philosophie populaire »." (...)

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jeudi 2 avril 2009

Philo en terminale: cherche-t-on à influencer les profs?

par Nicolas Franck, président de l'Association des professeurs de philosophie de l'enseignement public - Paris-Créteil-Versailles



"Un colloque s’est tenu à Paris les 24 et 25 mars 2009 au Grand amphithéâtre de la Sorbonne sur le thème « Enseigner la philosophie, Faire de la philosophie », organisé par Jean-Louis Poirier, doyen de l'Inspection générale de philosophie. En septembre 2008, notre association s’était retirée de son comité de pilotage. Elle ne voulait pas apporter sa caution aux réformes en cours dans le cadre desquelles cette «formation de formateurs» s’inscrivait, et regrettait l’organisation partisane et le climat dégradé qui présidait à la préparation de cette manifestation censée pourtant rassembler la communauté philosophique. (...)

Cette impression, éprouvée par de nombreux collègues, d’un colloque prestigieux mais confidentiel, réservé à quelques professeurs bien vus de la hiérarchie, mais trop peu nombreux pour remplir le Grand amphithéâtre de la Sorbonne, a été renforcée par les circonstances puisque les participants n’y ont accédé que sous la protection de CRS en face de manifestants tenus à distance. La première journée s’est terminée comme elle avait commencé, sous la protection des CRS, les participants étant exfiltrés de la Sorbonne par une voie détournée, dans une rue Saint-Jacques barrée par la force publique." (...)

> lire l'article sur 24 heures philo